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mercredi 14 janvier 2015

connaitre la truite

Connaitre la truite

Dans les rivières de la campagne française, on rencontre deux espèces de truites : la truite fario remarquable par sa robe parsemée de points rouges et/ou noirs et la truite arc-en-ciel qui comme son nom l'indique présente un dégradé de nombreuses couleurs qui rappellent l'arc-en-ciel.

La truite arc-en-ciel, originaire de la côte pacifique d'Amérique du Nord, a été introduite en Europe à la fin du 19ème.siècle. Contrairement à la truite fario espèce autochtone des rivières d'Europe, sensible au stress et dont l'élevage reste délicat, la truite arc-en-ciel est très bien adaptée à la captivité. Son élevage est devenu en France une vraie tradition. Au sein de la grande famille des salmonidés, c'est l'espèce dont l'élevage est le plus répandu en France et en Europe.
 

La truite un poisson d'eaux vives

La truite est un poisson très délicat et très exigeant au niveau de la qualité de l'eau. En milieu naturel, elle vit dans des eaux vives, courantes, froides, bien oxygénées et bien sûr non polluées. En élevage, elle est tout aussi exigeante. Cela explique pourquoi, les fermes trutticoles sont toujours implantées sur des rivières de qualité, à proximité des sources. L'aménagement de ces sites, le plus souvent exceptionnels, a toujours été réalisé en privilégiant les débits, les vitesses de courant, les chutes d'eau… Les fermes de Viviers de France ne dérogent pas à la règle bien au contraire, d'ailleurs, on y entend toujours l'eau courir.

L'alimentation

La technique de pêche à la truite la plus prisée est bien sûr la pêche à la mouche. Mais en fait, les truites consomment aussi bien des crustacés que des insectes, vers et petits poissons… on dit qu'elles sont omnivores.

Sur les fermes Viviers de France, les truites sont nourries avec un aliment complet présenté sous forme de granulés qui couvre l'ensemble de leurs besoins nutritionnels en protéines, lipides, glucides, vitamines et minéraux. Ces granulés sont fabriqués exclusivement à partir de végétaux et de poissons pêchés en mer. En effet, comme tous les éleveurs français de poissons, Viviers de France interdit toute matière première contenant farines de viande, farines de volaille ou graisses animales. Pour plus de sûreté encore, Viviers de France a aussi exclu les matières premières issues d'organismes génétiquement modifiés (GMO).

La santé du poisson

Une truite de qualité est avant tout une truite en bonne santé. Sur chaque ferme Viviers de France, nous travaillons en collaboration avec un vétérinaire spécialisé en poissons qui nous assiste et nous conseille pour maintenir en permanence nos poissons dans un bon état sanitaire.

Nous essayons toujours de prévenir plutôt que de guérir. Ainsi, nous privilégions les vaccinations et les traitements antiparasitaires préventifs. Lorsque un traitement antibiotique s'avère indispensable, il ne peut être réalisé que sous prescriptions vétérinaires, accompagné d'une ordonnance précisant les dates de traitement, les produits et doses utilisés, et surtout le temps d'attente nécessaire avant commercialisation.

Tout le suivi sanitaire est enregistré et archivé lot par lot, il fait partie intégrante des informations de traçabilité disponibles en permanence.

La reproduction

Dans les conditions naturelles des rivières européennes, la truite arc-en-ciel originaire de l'ouest américain ne peut pas se reproduire. Pourtant, au cours de l'été, les œufs se développent normalement dans le ventre de la femelle. Mais, à l'automne, quand vient la saison de ponte, la femelle n'arrive pas à les émettre spontanément dans la rivière et ils restent emprisonnés dans son ventre.

Sur notre ferme de Sarrance, c'est l'éleveur qui, chaque semaine à partir du mois d'octobre, repère les truites prêtes à pondre, les endort, puis les prend dans ses mains délicatement afin de récolter les oeufs par une légère pression sur la partie ventrale. Ensuite, après avoir prélevé le sperme sur les mâles matures, il peut procéder à la fécondation.

La sélection génétique

En milieu naturel, à partir de plusieurs milliers d'œufs pondus par une femelle, seuls quelques truites atteindront l'âge adulte. Ce processus de sélection naturelle, très sévère, n'autorise la reproduction que des meilleurs individus.

En élevage, il existe aussi une sélection avant la reproduction, mais cette fois-ci c'est l'éleveur qui la contrôle. A Sarrance dans les Pyrénées, sur la ferme de reproduction des Viviers de France, nous sélectionnons les futurs géniteurs en fonction de nombreux critères : morphologie, couleur de la robe, taille des nageoires, qualité de la chair, taux de matières grasses, aptitude à la transformation, performances d'élevage…

Le cycle de vie, croissance

Dans la nature, le développement de la truite est conditionné par le milieu environnant. Dans des conditions, pas toujours favorables, la croissance de la truite est lente et irrégulière. Ainsi lui faudra plus de deux ans pour atteindre un poids de 1kg.

En élevage, tout le savoir faire du " Maître d'Elevage " consiste à réunir en permanence toutes les conditions les plus favorables au bon développement du poisson dans le respect de son propre rythme biologique. Pour chaque étape du cycle de vie de la truite, le maître d'élevage doit savoir optimiser les conditions du milieu, l'alimentation et les conditions sanitaires. Ainsi en élevage, dans des conditions favorables, une truite atteindra un poids de 250g à 10-12mois puis un poids de 3kg à 2ans. Nous pouvons comparer ces vitesses de croissance avec celles d'un poulet fermier Label Rouge qui atteindra les 2kg en moins de 3 mois.

jeudi 25 décembre 2014

Tilapia du Nil - Formulation et préparation/production des aliments

Tilapia du Nil - Formulation et préparation/production des aliments
Aliments vivants
L’alimentation primaire des juvéniles de tilapia du Nil n’ayant pas accès à une nourriture vivante provoque des anomalies morphologiques dans leur système digestif, qui peuvent réduire leur capacité à absorber, à digérer et à assimiler efficacement les nutriments, ce qui provoque de faibles gains de poids pouvant persister à l’âge adulte (Bishop et Watts, 1998). L’utilisation d’aliments vivants peut par conséquent réduire le temps nécessaire pour achever l’organogenèse et l’obtention précoce d’un système digestif qui fonctionne de façon à optimiser le potentiel de croissance du frai de tilapia. L’élevage de juvéniles dans des étangs plus petits ou dans des hapas avant la phase de grossissement est adopté dans le monde entier. La productivité naturelle dans les étangs ou hapas nurseries fournit l’alimentation vivante nécessaire à la croissance du tilapia. On peut utiliser des engrais organiques et/ou inorganiques (voir la section D) pour stimuler la production de phytoplancton, qui constitue le principal aliment vivant consommé par le tilapia au cours des premières phases de son existence (voir précédemment dans la section A). Il n’est donc pas nécessaire d’avoir recours à des structures séparées et spécifiques pour la production d’aliments vivants même si de nombreux pisciculteurs spécialisés dans l’élevage de tilapia produisent du zooplancton (par exemple Daphnia et Moina) et l’utilisent en tant qu’aliment supplémentaire pour le frai et les alevins afin d’augmenter la production.
Aliments formulés
Les aliments formulés de très bonne qualité sont utilisés pour obtenir des rendements élevés et des poissons de grande taille en peu de temps (d’un poids de 600 à 900 g). Dans les étangs seulement fertilisés, on obtient en général des tilapias du Nil dont le poids maximal est inférieur à 250 g au bout de cinq mois de grossissement. En Asie, dans les systèmes d’élevage semi-intensifs, la plupart des exploitants fertilisent leurs étangs et ont recours à des aliments formulés. Dans les systèmes d’élevage intensifs en bassins, en étangs ou en cages, les pisciculteurs dépendent principalement des aliments industriels sous forme de granulés. Dey (2001) a résumé les intrants nutritionnels utilisés, les rendements et le poids des tilapias récoltés dans plusieurs pays asiatiques. En termes de rendement des étangs, il a signalé que dans l’ensemble, le rendement moyen de l’élevage en étang est très élevé à Taïwan (de 12 à 17 tonnes/ha) alors qu’il est d’environ 1,7 tonnes/ha au Bangladesh, d’environ 6,6 tonnes/ha en Chine, d’environ 3,0 tonnes/ha aux Philippines, de 6,3 tonnes/ha environ en Thaïlande et d’environ 3,0 tonnes/ha au Viet Nam.
Tacon, Hasan et Subasinghe (2006) ont prudemment estimé que la production industrielle mondiale d’aliments pour l’aquaculture s’élevait à environ 19,5 millions de tonnes en 2003. Elle devrait passer à 27,7 millions de tonnes en 2010. Les aliments pour tilapia représentaient environ 8,1 pour cent de cette production en 2003. Il s’agit principalement de granulés secs de type plongeant et de granulés extrudés de type flottant. On ne peut pas estimer le niveau de la production d’aliments dans les exploitations car celle-ci varie selon les sites et la disponibilité locale en ingrédients alimentaires. Dans certains pays comme les Philippines, les exploitants préfèrent acheter des aliments formulés auprès des producteurs plutôt que de les produire eux-mêmes. On trouvera dans le  Tableaux 9 un bref résumé des avantages et des inconvénients des différents types d’aliments adoptés.
La principale fonction des aliments formulés est de répondre aux besoins de l’espèce en protéines et en acides aminés essentiels. La farine de poisson est généralement privilégiée en raison de la grande qualité de ses protéines et de sa composition en acides aminés. Elle est cependant souvent chère et n’est pas toujours disponible. Le tilapia du Nil peut être nourri avec d’importantes quantités de protéines végétales. Il est économiquement rentable de remplacer la farine de poisson par d’autres sources de protéines (sous-produits d’origine animale, farines et tourteaux d’oléagineux, sous-produits de légumes et de céréales, plantes aquatiques). La plupart de ces ingrédients présentent cependant un déficit en acides aminés essentiels qui doit être compensé par des compléments nutritionnels ou d’autres aliments. Même si la plupart des tourteaux et sous-produits oléagineux manquent en général de lysine et de méthionine, les mélanges de tourteaux d’oléagineux fournissent souvent un profil équilibré en acides aminés. Ils contiennent cependant de nombreux facteurs antinutritionnels (comme le gossypol, les glucosinolates, les saponines, les inhibiteurs de trypsine, etc.) qui limitent leur utilisation dans des aliments composés ou exigent leur élimination/désactivation au moyen de processus spécifiques (par cuisson, chauffage, etc.). D’autres sources de protéines non conventionnelles peuvent aussi convenir pour O. niloticus : chrysalides de vers à soie, escargots, vers de terre, spiruline, gluten de maïs, gluten de blé, tourteaux d’amandes ou de sésame, déchets de brasseries, etc.
Ingrédients alimentaires
On trouvera dans les Tableaux 10, 11 et 12 une présentation des ingrédients alimentaires d’origine végétale et animale utilisés dans la formulation des aliments pour tilapia, avec leurs valeurs nutritionnelles générales et d’autres informations pertinentes. Le niveau maximum de chaque ingrédient dans l’alimentation formulée dépend de plusieurs facteurs : niveau protéique du régime, mode de transformation de l’ingrédient alimentaire, phase de vie du poisson, prix et disponibilité de l’ingrédient, etc. Les indications en la matière proposées dans les Tableaux 10, 11 et 12 proviennent de données obtenues pour le tilapia et d’autres espèces de poissons herbivores. Il faut cependant souligner qu’il ne s’agit là que d’indications : les recherches les plus récentes en matière d’alimentation et les progrès réalisés dans les techniques de transformation des aliments nécessiteront une révision de la plupart de ces suggestions à l’avenir. Grâce à de meilleures techniques de transformation, on peut par exemple utiliser à présent de plus grandes quantités de farine de soja ou de sous-produits de volaille dans l’alimentation du tilapia qu’auparavant. El-Sayed (2006) a analysé différentes sources de protéines dans le régime alimentaire des tilapias d’élevage et leur remplacement possible par de la farine de poisson. On trouvera dans le Tableaux 13 un résumé des niveaux testés et recommandés des différentes sources de protéines pour le tilapia du Nil réalisé par El-Sayed (2006).

Feed formulation
The ingredients used in the formulation of farm-made tilapia feeds vary regionally.  In Thailand, a typical feed formulation for herbivorous fish may include fishmeal (16 percent), peanut meal (24 percent), soybean meal (14 percent), rice bran (30 percent), broken rice (15 percent) and vitamin/mineral premixes (1 percent) (Somsueb, 1994). Some examples of farm-made feed formulations for tilapia at various life stages under semi-intensive farming conditions in Thailand are listed in Tables 14.  In some countries (e.g. the Philippines) farm made feeds are not commonly used, despite the fact that feed accounts for up to 79 percent of total operating costs. The main reason why farm made feeds are not commonly used in the Philippines is because of erratic supplies of raw materials, high capital requirements and the lack of equipment specifically designed for small scale farmers .
Formulation d’aliment
Les ingrédients utilisés dans la composition des aliments fabriqués dans les élevages de tilapias varient d’une région à l’autre. En Thaïlande, une formulation d’aliments typique pour poissons herbivores peut être composée de farine de poisson (16 pour cent), de farine de cacahuète (24 pour cent), de farine de soja (14 pour cent), de son de riz (30 pour cent), de brisures de riz (15 pour cent) et de pré-mélanges de vitamines et de sels minéraux (1 pour cent) (Somsueb, 1995). On trouvera dans les Tableaux 14 et 15 des exemples de formulations d’aliments pour tilapia adoptées dans des conditions d’élevage semi-intensives en Thaïlande et en Zambie à différents stades de la vie des poissons. Dans certains pays (par ex. aux Philippines), il n’est pas courant d’utiliser des aliments produits dans les exploitations, même si l’alimentation des poissons représente plus de 79 pour cent du total des coûts d’exploitation. L’approvisionnement irrégulier en matières premières, la nécessité d’un capital élevé et le manque d’équipements spécialement conçus pour les petits exploitants sont les principales raisons qui expliquent le recours limité aux aliments produits dans les exploitations aux Philippines .
La composition et la formulation des aliments industriels pour tilapia sont généralement la propriété du fabricant. Dans certains cas, en raison des lois sur les marques, la liste des ingrédients utilisés est indiquée sur les sacs sans que leurs proportions soient reportées . Les aliments pour tilapia produits par San Miguel Foods, Inc. (Philippines) contiennent par exemple les ingrédients suivants : maïs, farine de soja, farine de poisson, farine de sous-produits de volaille, levure de bière, gluten de maïs, son de riz, farine de coco, graine de houblon, recoupette, mélasse, huile végétale, sel, chaux, phosphate de calcium, éthoxyquine, L-lysine, DL-méthionine, liants, inhibiteur de moisissures, virginiamycine (Cruz, 1997).
La description complète des ingrédients qui entrent dans la formulation des aliments n’est généralement fournie que dans le cadre de régimes expérimentaux pour tilapia. Elle est publiée dans des revues spécialisées mais ne correspond pas à celle des aliments industriels pour tilapia utilisés dans les systèmes d’élevage intensifs. En Malaisie, un aliment industriel typique pour le frai peut avoir la formule suivante : farine de poisson (15 pour cent), farine de viande (5 pour cent), farine de soja (20 pour cent), farine d’arachide (10 pour cent), son de riz (10 pour cent), remoulage bis (15 pour cent), maïs/riz brisé/manioc (15 pour cent), huile végétale/huile de poisson (4 pour cent), phosphate de calcium (2 pour cent), pré-mélange de vitamines (2 pour cent) et pré-mélange de sels minéraux (2 pour cent). D’autres exemples d’aliments industriels pour tilapia produits dans les pays du sud-est asiatique et dans d’autres parties du monde sont fournis dans les listes des: Tableau 16, Tableau 17, Tableau 18, Tableau 19, Tableau 20, Tableau 21).
Les aliments industriels pour tilapia sont généralement de trois ou quatre types différents. Leurs caractéristiques nutritionnelles dépendent du stade de vie ou de la taille des poissons. Il s’agit d’aliments pour la première étape d’alevinage, pour les alevins, pour le grossissement, pour l’étape de finalisation et pour les reproducteurs. Pour le Charoen Pokphand Group, un des plus grands fabricants industriels d’aliments pour animaux, les aliments pour tilapia (utilisés dans de nombreux pays asiatiques) contiennent 35 à 40 pour cent de protéines pour les poissons de moins de 10 g et 20 à 28 pour cent de protéines pour les poissons de plus de 300 g (Tableau 22). On a largement recours à la programmation à moindre coût dans la formulation des aliments. Celle-ci dépend des ingrédients disponibles et des besoins nutritionnels du poisson. En Asie, la source en glucides/énergie dans les aliments pour tilapia dépend largement des produits alimentaires disponibles localement. Les personnes chargées d’élaborer les formules alimentaires doivent aussi prendre en compte les données de la recherche qui, en termes de régime alimentaire et de nutriments digestibles/disponibles, commencent à être de plus en plus nombreuses pour le tilapia du Nil (Koprucu et Ozdemir, 2005).
Additifs alimentaires
Des additifs alimentaires de différents types sont ajoutés en petites quantités dans la plupart des aliments pour satisfaire différentes fonctions. On trouvera dans le Tableau 23 une liste des liants, des substances attractives et des conservateurs communément utilisés dans les aliments aquacoles. L’utilisation de substances attractives n’est pas essentielle pour le tilapia du Nil même si on y a souvent recours dans la formulation des aliments industriels. La farine de poisson est par contre souvent recommandée en tant que stimulant alimentaire dans le régime des tilapias. La diméthyl-β-propiothétine et plusieurs acides organiques sont aussi recommandés en tant que stimulants alimentaires (Tableau 23). On trouvera dans le Tableau 24 et dans le Tableau 25 les compositions des pré-mélanges à moindre coût de vitamines et de sels minéraux communément utilisés dans les aliments industriels pour tilapia. À l’heure actuelle, quand on ajoute ces pré-mélanges aux aliments pour tilapia, on ne prend pas en compte la contribution des vitamines et des sels minéraux endogènes que contiennent les ingrédients alimentaires utilisés (ou bien naturellement présents dans l’étang) à cause d’un manque de données disponibles en la matière. Davantage de recherches sur la disponibilité en nutriments essentiels (Wang et al., 2006), permettent cependant de réduire le niveau de plusieurs vitamines introduites dans les aliments pour tilapia.
Fiches d’alimentation
En Chine, dans les provinces de Guangdong, de Fujian, de Guangxi et d’Hainan, les tilapias sont mis en charge à des densités de 30 000 à 37 500 poissons à l’hectare et nourris avec des granulés (28 à 35 pour cent de protéines brutes) deux à trois fois par jour. Cette alimentation représente quotidiennement entre 6 et 10 pour cent du poids corporel des poissons de moins de 100 g, entre 3 et 6 pour cent de celui des poissons de 100 à 250 g et entre 1,5 et 4 pour cent de celui des poissons de 300 à 800 g (Lai et Yi, 2004). Dans ces conditions, la production varie entre 15 et 20 tonnes/ha avec un taux de conversion alimentaire compris entre 1,5 et 2,0. On sait que les poissons les plus petits consomment en général davantage d’aliments par unité de poids corporel que les plus gros. On trouvera dans le  Tableau 26 des fiches d’alimentation recommandées selon la taille des tilapias avec les taux de croissance attendus suivant les indications d’un producteur d’aliments. Les Tableaux 27 et 28 reportent quant à eux les données relatives à l’alimentation recommandée du tilapia en utilisant des aliments formulés, avec différentes densités de mise en charge et respectivement dans les systèmes d’élevage semi-intensif (étangs seulement) et intensifs (cages, bassins et étangs). Les fiches d’alimentation comme celles du Tableau 29 sont largement utilisées dans les élevages semi-intensifs et intensifs en étangs d’eau douce en Chine (Tableau 29a) (Miao et Liang (2007) ainsi que dans les élevages intensifs en étangs et en cages dans de nombreux pays du sud-est asiatique (Tableau 29b) (Orachunwong et al., 2001). Il faut souligner que le tilapia consomme moins d’aliments durant les mois les plus froids de l’année dans les pays où les températures varient beaucoup d’une saison à l’autre.
Stabilité dans l'eau

De nombreux ingrédients absorbent de l’eau et les granulés deviennent instables une fois dans les étangs. Le son de blé et le son de riz réduisent par exemple fortement la stabilité de l’eau alors que les sous-produits des céréales agissent comme des liants (en particulier quand une gélatinisation se produit). La plupart des sous-produits oléagineux font preuve d’une bonne stabilité dans l’eau alors que les sous-produits d’origine animale sont plutôt de mauvais liants. Si l’aliment composé est chauffé, 20 pour cent de celui-ci devrait être composé d’ingrédients avec une forte teneur en amidon (maïs, blé, etc.) de façon à améliorer leur stabilité dans l’eau grâce à la gélatinisation.

mercredi 19 novembre 2014

Basic Questions about Aquaculture


  1. What is aquaculture?
  2. What is NOAA’s role in aquaculture?
  3. Why do we need aquaculture?
  4. How much seafood is produced by aquaculture?
  5. Are U.S. farm-raised fish and shellfish safe?
  6. How much seafood do Americans eat every year?
  7. Why should I buy farmed fish and shellfish grown in the United States?
  8. What kind of jobs does aquaculture support?
  9. Where does our seafood come from now?
  10. How much of the seafood produced in the U.S. comes from aquaculture?
  11. What kind of fish and shellfish are farmed in U.S. waters?
  12. Which countries produce most of the world’s farmed seafood?
  13. How much is U.S. aquaculture production worth?
  14. Where are aquaculture facilities located in the United States?
  15. How do you farm a shellfish?
  16. How do you farm finfish?
  17. What do farmed fish eat?
  18. What is ‘stock enhancement?
  19. What is a hatchery and why is it important?
1.  What is aquaculture?
The broad term “aquaculture” refers to the breeding, rearing, and harvesting of animals and plants in all types of water environments including ponds, rivers, lakes, and the ocean.  Aquaculture is used for producing seafood for human consumption; enhancing wild fish, shellfish, and plant stocks for harvest; restoring threatened and endangered aquatic species; rebuilding ecologically-important shellfish habitat; producing nutritional and industrial compounds; and providing fish for aquariums.

2.  What is NOAA's role in aquaculture?
NOAA has a multi-faceted role in aquaculture from supporting cutting-edge science and research to federal policymaking and regulation.  The NOAA Fisheries Office of Aquaculture fosters sustainable aquaculture that provides safe, sustainable seafood; creates employment and business opportunities in coastal communities; and complements NOAA’s comprehensive strategy for maintaining healthy and productive marine populations, ecosystems, and vibrant coastal communities.
NOAA's aquaculture efforts are led by NOAA Fisheries and include activities at NOAA Fisheries science centers and regional offices, NOAA's National Sea Grant program, and NOAA's National Ocean Service. The Aquaculture Office integrates and coordinates the agency’s aquaculture policies, research, outreach, and international efforts.

3.  Why do we need aquaculture?
Aquaculture serves many purposes and seafood production is paramount among them.  Aquaculture has helped improve nutrition and food security in many parts of the world.
 Increasing global population coupled with icreased per capita seafood consumption result in constant, growing demand for seafood.  Global seafood consumption reached 143 million metric tons in 2009, which is an increase of more than 20 million tons in 10 years.
According the the United Nations Food & Agriculture Organization, “With capture fisheries production stagnating, major increases in fish food production are forecast to come from aquaculture. Taking into account the population forecast, an additional 27 million tonnes of production will be needed to maintain the present level of per capita consumption in 2030.”
Aquaculture is one of the most resource-efficient ways to produce protein.  Fish come out well because, in general, they convert more of the food they eat into body mass than land animals.  “Feed Conversion Ratios” indicate how many pounds of feed it takes to produce a pound of protein.  As can be seen in the table below, salmon – the most feed-intensive farmed fish – is still far more efficient than other forms of protein production.

4.  How much seafood is produced by aquaculture?
Globally, aquaculture supplies more that 50 percent of all seafood produced for human consumption – that percentage has been and will continue to rise.  Conventional wisdom holds that traditional fisheries are producing near their maximum capacity and that future increases in seafood production must come largely from aquaculture.  Experts at the United Nations Food and Agriculture Organization say we will need another 40 million tons of seafood worldwide per year by 2030 just to meet current consumption rates.

5.  Are U.S. farm-raised fish and shellfish safe?
Yes, the U.S. laws governing the harvest and processing of seafood for human consumption are among the most stringent in the world.  The responsibilities of monitoring and controlling seafood safety are divided among various agencies of the federal government and individual states.  The primary federal agencies involved with seafood safety include:
  • Food and Drug Administration
  • National Oceanic and Atmospheric Administration
  • U.S. Department of Agriculture
  • Environmental Protection Agency
Consumers play an important role in seafood safety as well.  When shopping for seafood, it is important to know what to look for.  Read the NOAA Fishwatch Program ‘Seafood & Your Health, page for information about buying, handling, storing, and cooking seafood.

6.  How much seafood do Americans eat every year?
Not enough individually but a lot collectively.  In 2009 (the last year for which data is available), Americans consumed a total of 4.8 billion pounds of seafood, or approximately 15.8 pounds of fish and shellfish per person (both wild-caught and farmed), according to the latest data collected by NOAA.  The U.S. continues to be ranked the third largest consumer of fish and shellfish behind China and Japan.  While Americans eat an average of one seafood meal a week, USDA recommend doubling that to two meals.

7.  Why should I buy farmed seafood grown in the United States?
It’s good for you and good for the country.  From a seafood safety standpoint, the United States has some of the strictest environmental and food safety rules and regulations found anywhere in the world.  Buying U.S.-grown farmed fish and shellfish guarantees that your seafood meets rigorous state and federal standards and supports American jobs.

8.  What kind of jobs does aquaculture support?
All kinds!  Aquaculture supports American jobs throughout the seafood supply chain. Aquaculture jobs tend to be year-round, living-wage jobs centered in coastal, rural communities.  Marine aquaculture operations support working waterfronts and the same infrastructure as does capture fisheries such as docks, boat yards, and processing plants. 
The economic impact of the industry extends well beyond benefits to aquaculture companies.  “Upstream” industries that supply aquaculture production include agriculture, hatcheries, feed manufacturers, equipment manufacturers, and veterinary services.  “Downstream” industries supplied by aquaculture include processors, wholesalers, retailers, transportation, and food services.  An Oklahoma State University study examined job multipliers for aquaculture and found that upstream inputs accounted for 22 percent of jobs created, production and processing only 9 percent, and that the distribution, retail, and service sectors generated 69 percent of jobs.

9.  Where does our seafood come from now?
Seafood consumed in the United States comes from a variety of sources including:
  • Imported seafood from all over the world
  • U.S. wild capture fisheries (many wild-captured fish start in a hatchery)
  • U.S. aquaculture
‘Imported seafood’ is listed first because, of the total amount of seafood consumed in the United States,over 91% (by value) is imported from foreign countries – about half of that is produced by aquaculture.

10.  How much of the seafood produced in the U.S. comes from aquaculture?
  • America’s aquaculture industry (both freshwater and marine) meets only five to seven percent of U.S. demand for seafood.
  • Seventy-five percent of that is freshwater farmed catfish, trout, and tilapia.
  • Marine aquaculture is only about 20% of U.S. aquaculture production.
  • Marine aquaculture supplies only about 1.5 percent of the entire U.S. seafood supply.
  • Two-thirds of marine aquaculture is molluscan shellfish such as oysters, clams, and mussels.
  • The remainder is shrimp and salmon, with lesser amounts of barramundi, seabass, seabream, and other species.

11.  What kinds of fish and shellfish are farmed in U.S. waters?
Freshwater aquaculture produces primarily catfish, trout, and tilapia.  Two-thirds of marine production is molluscan shellfish such as oysters, clams, and mussels.  The other third is finfish, but the U.S. has few commercial finfish farms.  Existing farms are located in state waters in Maine, Washington, Hawaii, and on land in ponds and tanks in several states.  Species produced include Atlantic salmon, steelhead trout, coho salmon, cod, sturgeon, red drum, Pacific threadfin (moi), Hawaiian yellowtail, and cobia.

12.  What countries produce most of the world's farmed seafood?
According to the United Nation’s Food and Agriculture Organization (FAO) The State of World Fisheries and Aquaculture – 2010, approximately 62% of all farmed seafood in the world is produced in China, 26% in Asia outside of China, 4.5% from Europe, and 4.5 percent from the Americas.  (This excludes aquatic plants.)

13.  How much is U.S. aquaculture production worth?
Total U.S. aquaculture production (freshwater and marine) is about $1.2 billion annually (relative to world aquaculture production of almost $100 billion).  U.S. marine aquaculture has a “farm-gate” or landed value of $200 million.  This represents fish produced directly for food.   (This excludes aquatic plants and hatchery-raised salmon that are later caught in commercial and recreational fisheries.)

14.  Where are aquaculture facilities located in the United States?
There is aquaculture in some form or another in all 50 states. The largest production states for marine aquaculture are Maine, Washington, Virginia, Louisiana, and Hawaii.  The largest states for freshwater aquaculture are Mississippi (catfish) and Idaho (trout). Some facilities grow fish and shellfish on a commercial scale as food for human consumption while other facilities such as hatcheries produce fish and shellfish in support of commercial and recreational fisheries.

15.  How do you farm shellfish?
With an eye on the tide chart!  In the United States, the farming of shellfish is typically done by placing bivalves, such as oysters and clams, in bags set in tidelands, bays, or rivers. Usually these come from a hatchery, but some operations rely on a natural “set” of wild larvae. These shellfish are left to grow for a year or more in suspended bags or on the bottom. Mussels, another type of shellfish, are grown on ropes hanging off rafts in rivers or bays and on submerged lines anchored to the bottom of the ocean. In order to grow, shellfish feed on microscopic plankton that they filter out of the water.  When the shellfish reach market size, they are harvested and sold to seafood processors, grocery stores, seafood markets, restaurants, or directly to consumers.

16.  How do you farm finfish?
A variety of techniques and technologies – each with its own advantages and disadvantages – can be used to raise finfish:
  • Hatcheries – most aquaculture fish begin their lives in a hatchery.  In fact, the populations of many fish caught by traditional fishing are augmented in hatcheries, then released.
  • Pond culture – one or many earthen ponds are used to culture freshwater fish, shrimp, and some marine species
  • Cage culture – enclosed cages are submerged in aquatic environments. Careful protocols and monitoring help to minimize potential interactions with the environment.
  • Recirculating systems – fish, shellfish, and or plant-life are raised in “closed-loop” production systems that continuously filter and recycle water and waste
  • Integrated Multi-Trophic Aquaculture – several species are raised together in a way that allows one species’ by-products to be recycled as feed for another.
  • Integrated agriculture & aquaculture –ponds or recirculating systems are used to raise both seafood and other organisms (for example, fish and lettuce)

17.  What do farmed fish eat?
Farmed fish are fed diets specially designed for their nutritional needs.  This feed contains all the essential nutrients needed to keep them healthy and growing.  This feed usually is in the forms of dried pellets, similar in many ways to dry dog food.  See our Alternative Feeds for Aquaculture FAQ for everything you’ve ever wanted to know about fish feeds.
Nutritionists who design feed for fish have to account for about 40 essential nutrients needed by the fish.  These include vitamins, minerals, amino acids (the building blocks of protein), and some fats.  These are provided in the feed through a number of ingredients including fishmeal, fish oil, plants, and animal trimmings.  The purpose of the NOAA-USDA Alternative Feeds Initiative is to identify alternative dietary ingredients that will reduce the amount of fishmeal and fish oil contained in aquaculture feeds while maintaining the human health benefits of farmed seafood.  For more information, visit our Feeds page and view the FAQ’s on Alternative Feeds for Aquaculture.

18.  What is 'stock enhancement?'
Stock enhancement – also known as ‘restoration aquaculture’ – is a method through which fish and shellfish are raised in a hatchery and then released to supplement the populations of recreational, commercial, and ecologically-important species.
For example, 40% Alaska salmon caught in the commercial fishery start their lives in a hatchery.  This is true of 80-90% of salmon caught in other parts of the Pacific northwest.  Examples of other fish that are stocked in U.S. waters and may be caught as part of a commercial or recreational fishery include red drum (Texas) and white sea bass (California).  Some shellfish, such as oysters and clams, also are raised in hatcheries and then are transplanted to the wild to support restoration efforts and commercial harvest.

19.  What is a hatchery and why is it important?
Hatcheries provide the seed for aquaculture and some commercial fisheries.  All kinds of fish and shellfish begin life in tanks in a hatchery. A hatchery is a mix of a laboratory and a farm, where fish and shellfish are spawned, then hatched and cared for.  They remain at the hatchery until they are large enough to be transferred to a fish or shellfish farm or released into the wild as part of a stock enhancement program. Commercial fish and shellfish farms require a steady, predictable source of juveniles from hatcheries in order to stay in operation and provide a consistent product.